Le Groupe Caron et Ménard ltée
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La Ténacité et l’effort soutenu mènent forcément au but.

N.D.L.R. : Le texte qui suit a été écrit en 1990 par le fondateur de l’entreprise.
M. André Caron. Celui-ci est décédé en août 2002 à l’âge de 83 ans.


Au printemps de 1953, me trouvant des aptitudes pour la vente je me mis à la recherche d’un emploi dans ce domaine. Je répondis bientôt une annonce parue dans un journal montréalais, et le préposé à l’embauche pour la compagnie continentale Vie, un dénommé Don Nichol, me demanda de le rencontrer à son bureau pour y passer des tests d’aptitudes à la ventes

J’acceptai de m’y rendre et passai ces fameux tests, qui démontrèrent que j’étais un candidat apte à la réussite dans le domaine de l’assurance-vie. Après ma période d’entraînement, Don Nichol me remit les livres de taux de la compagnie ainsi qu’une réserve de propositions et de formules pour débuter ma carrière.

Malheureusement, je n’étais pas convaincu que l’assurance-vie soit ce que je désirais vendre, surtout avec le contrat que l’on m’offrait. C’est alors que se présenta l’occasion d’obtenir un emploi comme vendeur de vêtements de base pour personnes du sexe opposé au mien. J’acceptai ce poste et me retrouvai assigné à un territoire située au nord-est de la ville de Montréal. J’avais alors la conviction que, si je réussissais à améliorer le volume de ventes attendu de ce territoire par l’employeur, il se présenterait sûrement une occasion d’obtenir un emploi plus rémunérateur chez un compétiteur ou un autre. En me servant de la méthode de visites systématiques et de service attentif à la clientèle, que j’avais connue à fond chez mon employeur antérieur, les résultats positifs ne firent que progresser.haut

À l’été 1954, alors que tout allait pour le mieux Don Nichol me contacta de nouveau. Il travaillait désormais pour la compagnie Empire-Vie. Il était responsable d’un groupe de vendeurs de la succursale Montréal-Centre et affirma qu’il avait quelque chose d’intéressant à m’offrir. J’acceptai son offre après un mois de rencontre, de réflexion et d’hésitations, et, e octobre 1954, je me retrouvai de nouveau dans le domaine de l’assurance-vie. Cette fois c’était pour de bon.

En effet, pour de bon, puisqu’à la fin de cette première année j’avais produit plus de 800 000 $ de ventes. Plus encore, le « poulain » de Don Nichol, comme on m’appelait, avait réussi a battre le record détenu par un vendeur de Kingston qui avait maintenu une production hebdomadaire de 250 $ de prime annuelle pour nouvelles affaires pendant quarante et une semaines d’affilée. Je me suis rendu à quarante-trois semaines.

En vendant de l’assurance-vie, il était normal que les gens me demandent si je vendais aussi de l’assurance auto, maison, etc., et il aurait été dommage de laisser passer ces occasions. Don Nichol, qui avait un permis d’assurances générales, opérait à cette époque du sous-sol de sa résidence de Lachine, avec l’aide de son épouse. Il m’offrit donc de prendre soin des ventes de ce genre que je pouvais produire. L’entente était que si je venais à obtenir le permis de courtier nécessaire pour opérer dans ce domaine, il me remettrait tous mes clients, sans exception.

Ce fait se réalisa en 1957, et Don tint sa promesse. À ce moment, il avait quitté son poste de gérant d’unité pour représenter la compagnie Empire comme courtier, toujours en opérant de son bureau de Lachine. C’est à cette époque que j’ai eu à choisir entre le suivre, comme il me le suggérait ou accepter le poste de préposé à l’entrainement des recrues et du personnel du la succursale de Montréal-Centre qu’on me proposait chez Empire. J’ai retenu cette dernière option et j’ai occupé ce poste jusqu’en 1967. Ce faisant, je maintenais mes activités en assurances générales à ma résidence, avec l’aide de ma précieuse épouse, Marcelle.haut

Dans ce domaine, le volume d’affaires augmentait sans arrêt, et j’arrivai à un point ou je devais me libérer du travail de bureau pour me consacrer uniquement à la production de la vente.

Il faut souligner qu’à cette époque, en 1970, la progéniture des Nichol, trois fils, avait opté pour suivre le sentier professionnel si bien amorcé par leurs parents. Je les avais connus alors qu’ils étaient encore étudiants; ils assuraient maintenant la relève de leur père avec succès. Je conclus alors une entente avec deux d’entre eux : je devais désormais me consacrer strictement à la vente, et, de leur coté, ils s’occuperaient du placement de risques, de l’émission des polices, des réclamations et des transactions avec les compagnies d’assurances. Encore là, le volume de ventes augmentait toujours, ce qui fait qu’en 1973, les frères Nichol me conseillèrent de m’incorporer et de trouver un local pour opérer à partir de Dorion.

La bâtisse située au 105, rue Saint-Charles, à DorionLa bâtisse située au 105, rue Saint-Charles, à Dorion, était à vendre par l’entremise d’un agent immobilier que je connaissais bien. Notre offre d’achat fut vite acceptée et le rez-de-chaussée de l’immeuble fut aménagé pour les opérations de Caron & Nichol Ltée. Le 1er Juillet, nous étions en opérations avec comme personnel une secrétaire réceptionniste et pour me soutenir, mon fils Paul, qui fut transféré du bureau de Lachine, où il travaillait depuis 1971.haut

Un fait curieux à souligner, l’immeuble que nous occupions a été construit en 1924 pour des occupations par la Banque Nationale du Canada au rez-de-chaussée et un logement pour le gérant au deuxième étage. Mon père était alors gérant de la succursale et, par le fait même, il fut le premier occupant du logement du haut. Je me suis donc retrouvé occupant le même bureau et assis dans le même sens que mon père lorsqu’il était gérant de la succursale de la Banque Nationale.

À partir de ce moment, avec l’apport de l’organisation du Groupe Nichol, on peut dire que les valeurs de volume, de ventes de personnel et de services n’ont fait que progresser. Mon âge aussi, et c’est pourquoi, le 1er juillet 1989, mon fils Paul a pris la relève à la tête de l’organisation pour assurer la continuité de la coopération mutuelle des Nichol et Caron.

Bonne chance et Merci à tous !
André Caron (1990)haut


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